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  • Alix Frechet

Vaincre sa timidité.

La timidité est un sentiment de crainte : crainte de se dévoiler à autrui, et donc crainte d’entrer en relation.

Cette appréhension que tout le monde ressent dans certaines circonstances (face à un personnage important à nos yeux, au moment d’exprimer des sentiments qui comptent) s’impose au timide en toutes circonstances même les plus simples.

La timidité provoque, selon les cas, rougeurs et bégaiements, incapacité à penser clairement ou, à l’inverse, une rigidité et une apparence froide qui sera mal interprétée.

Certains timides réagissent aussi par une agressivité excessive.


Découvrez en image, la vidéo explicative de notre atelier en réponse à votre besoin.


Parlons des différents degrès de timidités.

À dose modérée, la timidité est un phénomène normal, voire souhaitable. Une certaine retenue et une certaine discrétion semblent nécessaires pour entretenir des relations respectueuses. Certaines actions – prendre la parole en public, déclarer sa flamme à l’être aimé, faire une critique à son patron – sont connues pour provoquer une émotion, bien normale, chez le commun des mortels. Cette émotion peut même être source de motivation. Une fois l’appréhension surmontée, le sujet peut se sentir entraîné dans l’action.

Cependant, certaines personnes peuvent ressentir une émotion si forte qu’elles s’en trouveront littéralement paralysées ou décontenancées. Elles peuvent ressentir cette émotion, non plus seulement dans des circonstances exceptionnelles comme le fait de devoir effectuer un discours en public, mais dans des situations beaucoup plus banales – faire la conversation avec un collègue, demander son chemin, téléphoner à une administration, participer à une soirée, etc.

En somme, chez les personnes timides, cette émotion liée à la peur des autres se manifeste plus facilement, plus fréquemment et plus intensément.


Etant liée à la perte du contrôle de soi, la timidité a quelque chose d’humiliant et de dévalorisant. Après un événement traumatisant, le timide prend conscience de toute sa maladresse, de tout ce qu’il a raté, de tout ce qu’il aurait pu dire et n’a pas dit, de tout ce qu’il aurait pu faire et n’a pas fait. Il se repasse le film et en ressasse les dialogues avec une sévérité impitoyable. Suite à un accès de timidité, le sujet a ainsi tendance à s’auto-déprécier, de même qu’il aura tendance à éviter de s’exposer à nouveau à des situations sociales similaires. Tel est le cercle vicieux de la timidité.


Petit-à-petit, de manière insidieuse, la personne s’abstient, se contient, se dissout, s’efface, oblitère ses rêves, ses ambitions, ses désirs, retient ses élans et agit par procuration. La timidité est une souffrance insidieuse, peu médiatisée, mais très répandue et qui constitue un véritable frein au bien-être.


À l’extrême, la timidité peut dégénérer en véritable phobie sociale. Avec une forte propension à l’isolement, à la dépression, à l’alcoolisme, voire au suicide.


Or, la timidité se guérit. Non pas à l’aide de médicaments miracles, mais à force de prise de conscience à différents niveaux, à force d’humilité et surtout à force de pratique, grâce à une thérapie personnelle.

De même qu’une longue abstinence accroît la joie du repas, un timide qui sort de l’ombre nous réserve de belles surprises. Car, fondamentalement, le timide est un ambitieux.


Sommes-nous timides de naissance ?

Les recherches scientifiques dans le domaine de la timidité sont de plus en plus nombreuses, et nous les suivons de très près.

Bien qu’aucun gène de la timidité n’ait pu être identifié, certaines recherches indiquent l’existence de prédispositions à la timidité. Selon Jérome Kagan, de l’université de Harvard, 15 à 20% des enfants naîtraient avec une telle prédisposition.

Ces enfants présenteraient un profil neurochimique particulier ; leur amygdale cérébrale serait particulièrement sensible aux situations stressantes.

Ainsi certaines personnes naissent probablement plus impressionnables que d’autres. Mais la timidité ne peut s’expliquer uniquement par un héritage génétique. En réalité, la dimension physiologique de la timidité est plus un amplificateur que la cause proprement dite.

Certaines personnes lient leur timidité à un défaut physique, comme le bégaiement, la petitesse ou la laideur. Cette explication nous paraît tout aussi insuffisante.


La preuve en est qu’on peut provoquer une crise d’intimidation en soulignant non les défauts mais les qualités d’une personne. On peut être timide de sa beauté ou de sa réussite autant que de sa laideur ou de son échec. Le véritable noeud de la timidité est la vulnérabilité au regard de l’autre.


L’environnement familial est-il responsable ?

L’environnement familial dans lequel un enfant évolue exerce une influence incontestable sur le développement de sa timidité.

Si vos parents sont eux-mêmes timides, il y a de fortes chances qu’ils vous transmettent leurs angoisses et leurs schémas comportementaux.


Des parents trop sévères et rigides peuvent provoquer la timidité de leur enfant. Mais l’inverse est tout aussi vrai : des parents qui complimentent ou idéalisent excessivement leur enfant. Dans les deux cas, on assiste à une répression du désir de l’enfant, lequel s’incline devant le désir castrateur ou flatteur du parent qui projette sur lui un idéal élevé.

Des parents instables ou distants peuvent être encore plus déstabilisants que des parents castrateurs. Les enfants dont les efforts de communication rencontrent des réponses irrégulières, incohérentes ou imprévisibles éprouveront des difficultés à gérer une relation et à s’affirmer.

Freud interprète la timidité comme une peur d’abandon. Cette peur s’exprime de manière normale à certains stades du développement, au cours de la petite enfance et durant l’adolescence. Si la timidité subsiste de manière vivace à l’âge adulte, c’est probablement qu’il y a quelque chose à dénouer.

Il est conseillé aux parents de laisser leurs enfants dès que possible voler de leurs propres ailes, d’accueillir leurs élans, de ne pas parler à leur place en présence d’autres personnes, de les mettre en relation, de vivre en grands groupes à certains moments sans jamais forcer l’enfant au contact.


Un événement traumatisant peut-il vous inhiber ?

Une humiliation subie en présence d’autres personnes. Une moquerie publique. Un échec douloureux. Une remarque blessante. Une rupture inexpliquée. Certains événements peuvent laisser des traces et engendrer une timidité durable.

Essayez de vous souvenir : depuis quand êtes-vous timide ? Peut-être êtes-vous victime de l’étiquette désobligeante que vous a donnée un professeur du lycée ? Un échec amoureux a peut-être anéanti votre confiance en vous ? Au collège, vous avez fait l’objet de moqueries ?

Temoignage:

"En ce qui me concerne, la timidité m’a ramené au suicide de mon père. Mon père s’est donné la mort lorsque j’avais 11 ans. J’ai longtemps cru pouvoir faire abstraction de sa disparition. Mon adolescence ne s’est pas construite avec la même confiance dont j’étais animé étant enfant. Certaines crises de timidité tardives m’ont clairement ramené au malaise engendré par le suicide de mon père. Au fond de moi, je ne pouvais comprendre cette rupture totale et sans préavis, tellement empreinte d’indifférence, de la part d’un être que, par nature, j’aimais et admirais. Sans que je ne veuille l’admettre, cet événement a détruit une partie de la confiance que j’avais en moi. Mes crises d’intimidation ont été comme un signal. En cela, je les trouve utiles a posteriori."


Si vous avez vécu un épisode de timidité aiguë, il est probable que vous vous sentiez fragilisé dans des situations similaires. L’empreinte du traumatisme aura marqué votre psychisme, qui se crispera au moindre élément rappelant la situation redoutée.


Les ingrédients de l’intimidation.

La peur des autres n’explique pas à elle seule le fait d’être intimidé.

En réalité, l’intimidation est une émotion résultant de la combinaison de la crainte de l’autre et de l’envie de lui plaire, le tout associé à un manque de confiance. Les personnes qui ont peur des autres, mais sans être motivées par le contact, deviennent plutôt asociales que timides.


L’intimidation s’exprime à plusieurs niveaux.

  1. Symptômes physiques : tremblements, rougeur, pâleur, sueur, respiration coupée, troubles de l’attention, etc. En réalité, ce sont tout simplement les symptômes physiologiques de la peur, tels qu’on les retrouve dans le monde animal

  2. Cognitions : focalisation sur soi, anticipation anxieuse, auto-dévalorisation, pensée en tout ou rien, etc.

  3. Comportements : inhibition, retrait, fuite, froideur, rudesse, panique, etc.


Le cercle vicieux de la timidité.

Le problème est que la fuite ou le repli ne résolvent rien. Bien au contraire. Le schéma ci-dessous vous indique la manière dont les évitements provoqués par la timidité risquent de vous entraîner insidieusement dans un processus aggravant.



Le fait de se dérober augmente la sensation d’une performance sociale décevante. L’estime de soi en ressort diminuée. Le sujet ne se donne pas les chances de s’améliorer. La situation évitée conserve, plus que jamais, son potentiel angoissant. C’est ainsi que, d’évitement en évitement, la timidité s’installe et se consolide.

La seule manière d’enrayer le phénomène est de dépasser son angoisse et d’accepter de s’exposer à nouveau progressivement. L’influence intimidante d’une personne ou d’une situation s’émousse avec la familiarité.


Le schéma ci-dessous indique la diminution progressive de l’angoisse lors de séances d’exposition répétées.



Graphique inspiré de l’ouvrage La peur des autres, de Christophe André et Patrick Légeron 


Lors de chaque exposition à une situation anxiogène, on observe :

  1. Dans un premier temps, une forte montée d’anxiété

  2. Ensuite, une stabilisation de l’angoisse

  3. Enfin, une dissipation de l’angoisse

L’exposition répétée, lorsqu’elle est associée à un travail sur les plans cognitifs et émotionnels, amène une diminution de l’anxiété.



Être bien avec Soi!


La timidité passe aussi par le corps. C’est le corps qui nous expose, c’est le corps qui nous trahit. On ne saurait envisager un travail sur la timidité sans prendre en compte l’aisance corporelle. Il y a, parallèlement à l’incertitude affective et intellectuelle, une incertitude posturale qui demande à être combattue au même degré .


Préserver une hygiène de vie

Puisque le timide se sent rapidement fragilisé, il a besoin de mettre un maximum de chances de son côté …

Le sommeil : Bien dormir permet de se ressourcer tant sur le plan physique que mental.

Le sport : Le sport libère des tensions nerveuses et permet un lâcher-prise ainsi qu’une agressivité positive très profitables aux personnes timides. Il permet de se frotter aux autres.

La nutrition : Une bonne alimentation permet de se sentir en forme et plein d’énergie, de conserver un poids équilibré, une peau saine, un corps désirable.

La respiration : La respiration est un baromètre des émotions. Sans nous en rendre compte, sous l’effet de l’angoisse, il nous arrive d’avoir le souffle coupé. Etre capable de gérer sa respiration, c’est être mieux à même d’endiguer les tempêtes émotionnelles.

Le stress : Le rythme de travail, l’obsession de la productivité, la course aux besoins matériels, l’effervescence des villes,… sont autant de facteurs de stress qui fragilisent notre équilibre nerveux et affectent notre « self control ». Une personne exposée à un stress excessif ne sera pas dans de bonnes conditions pour affronter des situations de timidité.

Concernant ces deux derniers points (respiration et gestion du stress), l'hypnose peut s’avérer d’un grand secours. Cette technique permet d’augmenter la conscience corporelle, le calme et l’état de bien-être.

Se mettre en valeur

Ne focalisez pas sur vos petits défauts. Ce n’est pas parce que vous êtes un peu gros, un peu petit, que vous avez une voix un peu aiguë ou un nez un peu de travers que vous perdez tout votre pouvoir de séduction. Les médias et la publicité véhiculent une image assez stéréotypée de la beauté. La réalité est tout autre : on peut être beau et pourtant mal à l’aise et sans rayonnement ; on peut avoir un physique désavantagé et dégager un charme fou. Pour être aimé, la première chose est de s’aimer soi-même.

Ne vous laissez pas dépérir. Chaque matin, faites-vous beau. Choisissez les vêtements qui vous mettent en valeur, ceux dans lesquels vous vous sentez bien. Soignez votre coiffure. Ou mettez-y du désordre si c’est ce que vous appréciez. Quoiqu’il en soit, aimez-vous vous-même.

Sortez la tête haute, regardez le ciel, marchez de manière déterminée,… votre mental emboîtera le pas.


Vous souhaitez vous libérer du regard des autres et vaincre votre timidité....

Cette expérience est faite pour vous!!!


Voici la vidéo de notre Formateur Victor Latil qui vous explique en image ce que nous avons mis en place en réponse à votre timidité.


Contactez nous:

contact@formation-hypnose-eshe.fr

04 42 57 39 04



Source: timidite.info

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