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  • Colette Vanderzippe - Hypnothérapeute et

Autohypnose et méditation : Quelles différences ?

Si on peut leur reconnaitre un point commun, elles visent en effet toutes deux à des objectifs thérapeutiques, on peut les distinguer dans bien des aspects.


La principale différence se situe dans l’association ou dissociation

« corps / esprit ».

En médiation de « type pleine conscience» le corps et l’esprit est « associé ».

En autohypnose, le corps et l’esprit est dissocié. Le corps est là, dans la détente, et l’esprit, lui, est ailleurs. La méditation de type pleine conscience pratiquée en occident est attachée à la réalité, en contact avec le corps et les pensées. Dans la méditation, le but est de vivre l’instant présent, être dans le « ici et maintenant », afin d’être ouvert à notre intuition, à nos sensations physiques, être en contact avec soi-même, ses énergies, équilibrer ses châtras. Ici, le mental n’est pas altéré, bien au contraire ! Que se passe-t-il alors ? Nous recevons des sensations, des émotions, des ressentis et le but est de les accueillir. Cette pratique nécessite une certaine régularité pour pouvoir ressentir et accueillir ces sensations, énergies…


En autohypnose, l’intention est différente, quand on pratique l’autohypnose, ou l’hypnose, c’est parce que l’on est à la recherche de changements précis au niveau mental et/ou corporel ; et cela peut se produire dès la première séance ! Comme je le disais plus haut, le corps et l’esprit est dissocié, tout se passe dans la tête.

En général, en autohypnose, une séance se prépare en amont. L’objectif est de provoquer un état de transe hypnotique que l’on nomme « Etat Modifié de conscience » (EMC). En quelques sortes, dans sa tête, à un niveau inconscient, le mental est mis en « sourdine ».

Nous sommes alors réceptifs à des suggestions; suggestions émises par nous-mêmes en en autohypnose, suggestions émises par l’hypnotiseur voir hypnothérapeute en thérapie.


Ma comparaison entre méditation et autohypnose :

Dans la méditation, la posture est importante, droite, alignée, dos maintenu, nous faisons attention au corps. Parfois même cette position peut être inconfortable. Cette technique demande de la régularité, de la discipline, voire même le sens de l’effort, une implication forte, plus générale. C’est le cerveau gauche qui est sollicité (analyse, contact avec la réalité) et très peu le cerveau droit.

On utilise la visualisation lucide. Le cerveau se situe en zone bêta. La méditation nous donne des informations sur les sensations, elle permet de les accueillir, de les observer, de les accepter en toute neutralité. Par exemple, elle permet d’apprendre à accueillir une angoisse, l’observer, l’accepter et agir sur celle-ci pour la respiration.


Du côté de l’hypnose ou autohypnose, il y a absence d’effort, nous sommes installés confortablement (et non pas couché). C’est le cerveau droit qui est sollicité, orienté inconscient. Le conscient, les pensées, nous les laissons s’envoler… partir ailleurs. Le corps est détendu. Les deux hémisphères fonctionnent ensemble. En transe légère, le cerveau fonctionne en zone alpha (rêve éveillé), en transe profonde, le cerveau se situe en zone thêta. En hypnose, l’état modifié de conscience permet une réceptivité aux suggestions. En thérapie, on peut travailler sur des modifications de perception, modification de comportements, transformer des sensations désagréables, augmenter des ressources, des potentiels.



Quelque que soit l’approche, méditation, hypnose et autohypnose, le chemin le meilleur dans une thérapie comme dans le cadre de développement personnel, sera celui que vous aurez choisi pour vous-même !

Colette Vanderzippe
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© 2020 - Tous droits réservés à COALIX Academy (Ecole Supérieure d'Hypnose Ericksonienne).

L'ESHE est membre de l'association francophone des psychopraticiens en thérapies brèves
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